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 Sergio Leone

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Amarthran
Baka Révolutionnaire
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Rien à déclarer ? : La bakatitude révolutionnera votre vie
Date d'inscription : 13/05/2006

MessageSujet: Sergio Leone   Ven 9 Juin à 23:54

Préface

Jeudi j'avais un téléchargement gratuit d'un morceau gagné dans un concours.
Du coup j'ai cherché les musiques d'Ennio Morricone sur le site en question, et plus particulièrement celle de "Le bon, la brute et le truand".
Et a force d'écouter des extraits ça m'a donné envie de revoir le film en DVD.
Ce que j'ai fait le soir (je me suis arreté à la moitié pour bosser).
Et là après avoir bachotté plusieurs heures je veux faire de l'ordinateur mais j'ai rien à foutre.
Donc j'écris ce post.
Ce qui nous amène à la création d'un topic sur le cinéma de Sergio Leone.


Sergio Leone

Voici le bonhomme :



Le western spaghetti :
Dans les années 1960 le western traditionnel américain est en manque d'inspiration et de renouvellement. Arrive a ce moment le "western-spaghetti" (terme que Leone détestait) appelé ainsi car beaucoup des réalisateur sont italiens (...mais également allemands et en général européens) qui dépoussière completement le genre. Il reprend et dépoussière les codes du western classique : duels au soleil, saloons, parties de pokers, fusillades, alcool, bastons, hors-la-loi, chasse à l'or...mais amène des éléments nouveaux tant sur le fond que sur la forme.
Sur le fond le balayage de toute moralité est totalement dépaysants pour les spectateurs de l'époque habitués aux histoires sirupeuses cul-cul la praline qui se finissent en happy end. Fini les gentils blancs qui tuent les méchants indiens, les shériffs courageux qui affrontent seuls les hors-la-loi avec la population qui vient l'aider à la fin, fini la charge de cavalerie pile au moment ou il n'y avait plus d'espoir, fini Charles Ingalls qui coupe du bois et va a la messe. Un jour quelqu'un s'est levé et a dit "le nouveau héros de western sera misogyne, violent, cynique, amoral, tricheur, meurtrier, sale, parfois alcolique et toujours solitaire voire completement associal" et ainsi le héros fut.
Sur la forme encore plus de changements : omniprésence de la musique, enchainement de très gros plans et de panoramas, rythme extrèmement lent, reprise jusqu'à la caricature des codes, apologie de la violence, morts en veut tu en voila, viols, tortures, agonies, stylisation a l'extreme du moindre geste, ironie mordante, phrases brèves qui tuent...

Parmi tout les réalisateurs qui se sont essayés au genre, le maitre incontesté qui a presque eclipsé tout les autres reste Leone.

Filmographie de Leone

Après quelques péplums ("Les derniers jours de Pompéi", "Le colosse de Rhodes"...) qui sont loin de lui assurer la gloire, il se met au western.

Ses trois premières oeuvres forment une sorte de trilogie traversée par la figure de "l'homme sans nom" appelé "le manchot" dans "Pour quelques dollars de plus", "blondin" dans "Le bon, la brute et le truand" et interprété par un petit jeunot plein d'avenir : l'immense Clint Eastwood.

Pour une poignée de dollars : j'ai plus vraiment de souvenirs? Enfin bref ce premier chef-d'oeuvre de Leone qui reprend tout les éléments du spaghettis décris ci-dessus apporte la gloire à son créateur. L'histoire est celle d'un cowboy solitaire dont on ne sait rien qui arrive dans un bled paumé divisé par deux gangs ennemi qu'il détruira en se servant tantot de l'un, tantot de l'autre. Révélation en une seule fois de Sergio Leone (réalisation), Ennio Morricone (musique) et Clint Eastwood (acteur), c'est beaucoup pour la critique et le public ! Les deux sont d'ailleurs divisés mais le succès est réel.



Pour quelques dollars de plus : le meilleur de la trilogie selon Clint Eastwood. Selon moi le plus spaghetti des Leone. Deux chasseurs de prime veulent tuer le chef completement jobar d'une bande de brigands qui a la projet de dévaliser une banque. Les deux hommes vont devoir s'associer pour atteindre leur but comun, dont on s'apercevera que les motivations ne sont pas les mêmes. Vengeance, trahison, pillage de banque, fusillades, échappées suvages, musiques grandioses, trouvailles scénaristiques, réalisation divine et duel d'anthologie font de ce film un incontournable. A signaler l'arrivée de Lee Van Cleef, le second acteur clé de Leone qui dira de lui "son regard perce l'écran".



Le bon, la brute et le truand : le plus grand chef-d'oeuvre de Sergio Leone, et par conséquent du cinéma tout entier. Le langage trouve ses limites pour décrire le génie et exprimer mon admiration de cet essence divine de l'humanité. La meilleure BO au monde, sublime, une réalisation qui dépasse tout ce qui a jamais été fait, des paysage grandioses, un humour au troisième degré omniprésent mais...plus subtile que l'humour même. Ma vision du monde, ou plutot un regard. Avec des scènes d'anthologie comme celle de la torture de Tuco, celle du pont, et surtout le plus grand moment de cinéma avec l'interminable duel final devant un immense cimetière au milieu de plaines désertiques. Des répliques cultes comme "Dans la vie, il y a deux types d'hommes, ceux qui ont un fusil et ceux qui creusent, toi, tu vreuses". Il faut souligner l'apparition du troisème larron joué par Elli Wallach. Les protagonistes sont "l'homme sans nom" (Clint Eastwood) personnage qui a la pure classe mais est ironiquement cynique pour incarner "Le bon"; Tuco (Eli Wallach) "Le truand" bandit qui a tout du paysan mexicain rustre et mal lavé; et enfin Sentenza (Lee Van Cleef) "La brute" le salaud ultime à la fois chasseur de prime et officier nordiste quand ça lui est utile.



Il était une fois dans l'ouest :
Nouveau tournant : Leone abandonne son trio d'acteurs pour deux autres légends : Charles Bronson qui joue le mysterieux "homme à l'harmonica" pour lequel Morricone signe une de ses plus célèbres musique, et Henri Fonda en méchant au regard de tueur. Leone y lance la mode des "regardez comme on a tous des impers sales en plein désert" qui a certainement infulencé les frères Wachowski pour Matrix. Violent. Moins typé spaghetti que les précédents, mais quand même...il n'y a qu'à voir le titre XD Incontournable.



Il était une fois la révolution :
Quand mon réalisateur préféré se met à ce thème cher à mon coeur...ça fait de la dynamite. Attention ceci n'est pas un film, c'est une époppée homérique à coté de laquelle "Le Seigneur des Anneaux" fait figure de conte pour enfants de choeur. Leone fait carrément dans la lyrique et ballade completement le spectateur surpris, ému et ravi sans cesse. Des trouvailles pour renouveler le style. Les relations entre les personnages et nottament les deux principaux sont plus fouillées. La scène d'entrée est de la "substance géniale" pour parodier Pascal et la première partie de présentation des persos est interminable. D'ailleurs le film est tellement long qu'on croit 3 ou 4 fois que c'est la fin avant que ce soit effectivement le cas.



Il était une fois l'Amérique :
pas vu donc aucun intéret que j'écrive quoi que ce soit, il y a surement des milliers de sites dessus

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